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DEFAULT : mars 2009 (4) Lettre de Tsiadino Chaplain TOTO
18/3/2009 11:54:12 (2593 lectures)

Le départ inquiétant de Marc Ravalomanana

 
Le départ de Ravalomanana est maintenant chose faite malgré les divergence dans les communiqués. Il démissionne ou pas, aucune importance car la réalité est claire et nette, il est déjà parti et la page de son histoire avec Madagascar est tournée...


 Mais sans insister sur le contenu politique et le bilan de sa présidence, en terme de démocratie, ce départ n’est pas tout à fait une bonne nouvelle pour Madagascar.
  Un petit rappel : En 2001, au moment de l’élection présidentielle source de la crise de 2002, Ravalomanana possédait déjà l’empire TIKO et des milliers de personnes travaillant directement ou indirectement dans sa société. Ravalomanana a beaucoup voyagé à travers Madagascar en associant ses activités économiques et commerciales avec la politique politicienne. Il était ensuite maire de Tana jouissant une certaine notoriété et politiquement il a réussi dans l’amélioration globale de la capitale, ce qui constitue des atouts considérables dans sa réussite politique plus tard. Dans une certaine manière, il était donc bien préparé pour briguer le poste de « président de la République ». A l’issu de l’élection controversée du décembre 2001, il était largement majoritaire dans la capitale mais dépassé par son adversaire dans les autres villes côtières. En fait, il a eu 46% dans l’ensemble de Madagascar.
  Il a ensuite abusé sa majorité claire dans la capitale en incitant la population à se manifester et réclamant une victoire dès le premier tour du scrutin alors que le deuxième tour était prévu pour le départager avec son adversaire, le président sortant Didier Ratsiraka à l’époque. Une crise politique poste électorale était alors née et il s’était autoproclamé président de la République de Madagascar. Il a ensuite mobilisé une partie de l’armée et mène ensuite une conquête militaire pour « pacifier » les villes provinciales où il n’a eu que 25% de voix en moyenne. En résumé, il a finalisé par les armes le processus démocratique inachevé par les urnes.
  Pour Andry TGV, la démarche est similaire mais probablement pire. Andry TGV n’a jamais visité politiquement d’autres villes et son mouvement TGV n’a même pas réussi son implantation dans les villes des provinces face aux différentes formations politiques existantes. C’est vrai que la mobilisation populaire dans la capitale a été massive mais il n’y a aucun aspect démocratique et légaliste dans son accession au pouvoir.
  Il y a ni élection de type suffrage universel anticipé, ni vote parlementaire, aucune décision de la Haute Cour Constitutionnelle ni loi émanant de la chambre administrative justifiant son accession à la HAT. Il n’y avait même pas un texte de base approuvé par les formations politiques et sociétés civiles instituant la HAT. D’où Andry TGV est un parfait chef d’Etat autoproclamé et démocratiquement pire que Marc Ravalomanana, car ce dernier a eu quand même le 46% des voix d’une élection universelle avant de prendre les armes.
 Démocratiquement parlant, Madagascar va de pire en pire et  c’est inquiétant, n’est-ce pas !  
Tsiadino Chaplain TOTO
Département d'Histoire, Université de Toamasina BP 591,
Toamasina 501, - MADAGASCAR -
Tel: (261 20) 53 927 97
Cell: 261 (0) 33 12 038 16


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